Les accords toltèques : un kit précieux du manager-coach

Voici un livre que je vous recommande de parcourir (ou relire) à l’aurore estivale : les quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz. J’ai découvert personnellement cet enseignement en 2012 et je vois quotidiennement leurs effets bénéfiques, tant et si bien que j’apprécie de le relire régulièrement, un peu comme j’aime à revoir de temps à autre les BD de Tintin de mon enfance . C’est ce que je nomme un fondamental pour le manager d’équipes et je voudrais dans cette article en souligner leur importance.

1er accord : “que ma parole soit impeccable”. Le manager/dirigeant d’équipe consacre une partie majeure de son activité à communiquer à ses collaborateurs, clients, sous-contractants. Un silence a parfois une force tout aussi percutante que des mots. Une posture ajustée dans sa prise de parole est modélisant, rassurante et motivante pour son équipe ; c’est aussi un gage d’efficience dans la gestion des prises de décisions.

2d accord : “quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle”. J’ai appris par l’expérience à bien différencier “se prendre au sérieux” de “faire les choses sérieusement”. La voie est en effet souvent exiguë pour ne pas tomber dans le piège de prendre un problème personnellement et de se sentir responsable de tout ce qui arrive de part notre implication, notre “committment”, alors que la plupart de nos actions sont collectives et le leader n’est pas le porteur de la croix.

Le 3ime accord est probablement mon préféré, car le plus complexe à vivre intérieurement : “ne faites pas de supposition”. Personnellement, ma formation scientifique et mon expérience professionnelle m’incitent en permanence à faire des suppositions. Dans la relation humaine, cela génère malheureusement de la pollution quand il y a un déficit de communication : un silence, un non-dit est interprété dans le propre cadre de référence de l’individu qui est fait sa propre vérité.

4ème accord : “faites toujours de votre mieux”. L’entreprise vise l’excellence, et ce dès le monde de l’éducation de nos jeunes bambins. Mais comment définir ce niveau suprême ? Ma propre définition, outre les standards qui prévalent pour chaque filière ou domaine d’activité, est en premier lieu de pouvoir faire du mieux possible selon ses capacités, ses connaissances, ce qui permet de vivre ce challenge plus intensément et de revoir ses critères de performance régulièrement, selon notre aptitude, notre environnement. C’est pour moi toute la différence avec la position victimisante d’affirmer : “j’ai fait ce que j’ai pu”… ce qui peut laisser sous entendre, j’ai produit quelque chose, mais je ne suis pas satisfait ou j’ai échoué et ce n’est pas de ma faute..

Dans sa vie personnelle comme professionnelle, je considère que ces quatre enseignements n’ont pas pris une ride malgré leur trois mille ans. Bonne lecture à tous !

Richard Pailleux, 03 juin 2016

autres lectures dans le même thème :
Le cinquième accord toltèque (DM Ruiz, edition Guy Trédaniel)
Toltèques (Gilles Diederichs, edition Larousse)

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